« Let's say take a break from our day and get back to the old garage. Because life's too short anyway but at least it's better than average. As long as you got me and I got you, you know we've got a lot to go around. I'll be your friend, your other brother, another love to come and comfort you. And I'll keep reminding if it's the only thing I ever do ; I will always love you. You, you, you. You. » Song For A Friend.

« Let’s say take a break from our day and get back to the old garage. Because life’s too short anyway but at least it’s better than average. As long as you got me and I got you, you know we've got a lot to go around. I’ll be your friend, your other brother, another love to come and comfort you. And I’ll keep reminding if it’s the only thing I ever do ; I will always love you. You, you, you. You. » Song For A Friend.

On a tous besoin d'au moins une chose dans la vie, en dehors du confort minumum qui flatte le politiquement correct. Nos amis.

Les amis sont irremplaçables, ils sont la perle rare, le rayon de soleil qui éclaire notre vie. Ils sont cette lumière d'espoir qui brille dans l'obscurité quand la tempête de nos tourments menace d'éclater. Ils sont l'arc-en-ciel qui colore notre existence, même lorsque l'on pense que jamais il n'y aura eu autant de gouttes dans le ciel que de larmes dans nos yeux.

Les amis sont comme des trains. Ils vont et viennent, s'arrêtant plus au moins longtemps dans la gare de notre coeur. Beaucoup ne s'y arrêtent que pour mieux en repartir, nous abandonnant sans scrupules sur le quai. D'autres, dont l'on pensait qu'ils nous emmèneraient pour le plus beau des voyages, décident de faire grève au dernier moment ; ceux-là sont les plus décevants de tous. Ceux qui nous apprivoisent avec leurs belles paroles et leurs merveilleuses promesses, ceux avec qui on avait si bien commencé le trajet. Une amitié en première classe, des paysages qui défilaient, tous plus splendides les uns que les autres, tout ce bonheur et cette joie dont la destination finale arrive plus vite qu'on ne l'aurait imaginé... Certains, bien peu heureusement, nous brisent ; des trains piégés. Ils nous font miroiter tout un univers en nous promettant milles et une choses toutes plus fictives les unes que les autres pour nous faire céder, baisser notre garde et les laisser entrer dans notre gare de coeur pour mieux y exploser et nous laisser détruits.

Et pourtant, dans ce chaos, une fois que nous nous sommes construit une immense haie, électrisée, entourée de fils barbelais, les plus chanceux d'entre nous tombent sur les bons trains, avec les bonnes horaires, la bonne voie, et montent dans la bonne voiture. Ces amis-là sont ceux que l'on gardera toute notre vie, des trains dont le trajet est infini pour la destination du bonheur.

Ils décrochent leur téléphone en pleine nuit lorsqu'ils voient notre numéro s'afficher. Ils parcourent des kilomètres ne serait-ce que pour passer quelques jours à nos côtés. Ils sont ceux dont on sait, même sans garder contact, que quoi qu'il arrive on retrouvera. Parce qu'ils sont les bons, les vrais, les seuls. Parce qu'ils sont nos amis. Ils connaissent chacunes de nos réactions, notre histoire, de la plus douloureuse larme que l'on a versé aux plus insignifiants moments de joie que l'on a passés. Ils sont ceux qui croient en nous, peu importe l'état dans lequel nous soyons. Ils nous tirent des mauvaises passes et nous aiment, même en connaissant tous nos défauts. Ils nous le disent et nous le re-disent et nous donnent confiance en nous-mêmes. Ils croient en nous.
Mais, par dessus tout, il sont peu, et ils sont rares.

Je crois que j'ai trouvé les miens, les rares, les seuls et les vrais. Ceux pour qui je donnerais bien tout ce que j'ai. Ceux qui me manque à chaque minute de chaque journée. Ceux qui croient en moi ; mes irremplaçables.


Merci. Merci pour chaque seconde. Merci des larmes jusqu'aux fous rires. Merci d'y croire. Merci pour tout cet espoir qui émane de vos paroles. Merci pour votre soutien. Merci d'être vous. Merci pour tout.



Merci d'exister.



Baptise. Margaux. Marion. Laura.



# Posté le samedi 26 décembre 2009 09:32

Modifié le dimanche 27 décembre 2009 03:57

« I'm a satellite heart, lost in the dark. I'm spun out so far. You stop, I start. »

« I'm a satellite heart, lost in the dark. I'm spun out so far. You stop, I start. »

Un après-midi pluvieux dans un parc anonyme. Un couple de sexagénaires promènent leur chien, main dans la main, avançant à petits pas. Une mère veille sur ses deux filles qui jouent à la corde à sauter. Une homme est assis sur un banc, un journal entre les mains, sa pipe à la bouche. Deux adolescents s'enlacent dans l'herbe, se murmurant milles et un « je t'aime » à l'oreille. De jeunes gens se sont arrêtés devant un marchand de gauffres, les mains remplies de sacs contenant la panoplie des parfaits parents ; ils se disputent à propos du prénom de ce futur être qu'accueillera bientôt leur famille. Tous ces gens en vie, plongés dans leur habituelle routine, en proie à toute sortes d'insignifiants dilemmes. Tous ces gens et moi, spectatrice d'une fraction de leur pièce. Cette grande pièce de la vie, pendant laquelle les coeurs se mêlents, les esprits se rencontrent, les extrêmes s'attirent et les âmes se perdent. Cette pièce éternelle où chacun est convié, ne serait-ce que pour y devenir un énième protagoniste parmi les protagonistes, et pourtant je reste dans la salle, à regarder le rideau se lever et se refermer après chaque acte. Je voudrais les rejoindre sur scène, emmêler mon histoire à la leur, avec le vain espoir d'y trouver mon âme-soeur. Mais la vie n'a pas d'entre-actes ; dès le début il nous faut choisir : place dans la salle au premier rang ou rôle dans cette représentation sans fin. J'ai dû me tromper de choix car la salle est vide, les sièges inoccupés et je suis la seule dans ce théâtre qui les regarde tous, opposants comme adjuvants, s'évertuer à vivre. Chacun se trompe, se ment. Le monde est perfide et sans aucune pitié. Ceux qui ont le malheur de croire en l'honnêteté sont écrasés dès la première scène.
Et c'est dans ce cauchemar éternel que j'en prends réellement conscience.
La vie n'est que l'ébauche d'une pièce de théâtre, un brouillon désordonné qui ne serait jamais achevé, ni même paufiné. Elle est composée de ces millards d'âmes qui jouent leur rôle d'acteur à la perfection ; jamais ils ne montrent la détresse qui étreind leur coeur, ni même cette peur qui leur scie le ventre : tous paraissent immunisés contre la naïveté des enfants et l'innocence du Neverland de Peter Pan.
Et de ratages en ratages , on s'habitue a ne pas dépasser le stade du brouillon. La vie n'est que l'éternelle répétition d'une représentation qui n'aura jamais lieu.



LE TEXTE EST DE MOI. DONC RESPECTEZ SVP.

# Posté le dimanche 22 novembre 2009 04:43

« I wish I'd never even met you. » (And I wish I meant these words...)

« I wish I'd never even met you. » (And I wish I meant these words...)


Elle était sûre qu'au fond, c'était elle qui gagnait. Elle en était si certaine qu'elle avait fait abstraction de tout ce qu'il pouvait penser, elle était même allée jusqu'à essayer de le blesser, un peu plus fort, un peu plus profond à chaque fois. Elle était tellement sûre d'elle qu'elle en était devenue plus prétentieuse, narcissique et détestable que jamais. Jusqu'au jour où elle a réalisé que tout ce "bonheur", toute cette "euphorie" qui l'emplissait n'était rien d'autre qu'une humeur nerveuse qu'elle s'auto-créait pour ne pas faire face à la réalité : il lui manquait. Et, dans un dernier élan d'orgueuil, elle décida de faire comme si de rien n'était, d'ignorer ce petit quelque chose qui s'était brisée en elle. Elle continua de rire fort dans les couloirs, de raconter des tonnes et des tonnes d'histoires toutes plus fictives les unes que les autres, juste pour lui montrer qu'elle était mieux sans lui. Mais, bon sang, qu'est-ce qu'elle s'en voulait ! Et ça la tuait d'être aussi lâche ! Elle était rongée par les remords du matin au soir. Elle ne désirait qu'une chose : lui demander pardon, lui dire ce qu'elle avait sur le coeur, et laisser éclater au grand jour tout cet amour trop longtemps contenu. Pourtant elle ne cédait pas. Cette foutue fierté à deux balles l'empêchait d'énoncer le moindre mot de ce qu'elle criait intérieurement. Et si, lui, de son côté, mourait de voir qu'elle était si bien sans elle ? Tel était son vain espoir. Le blesser une dernière fois et l'entraîner dans sa chute. Mais plus les jours passaient et plus elle se rendait compte qu'il ne prêtait aucune attention à ses mascarades, sans se douter que, lui aussi s'était mis à jouer le même jeu qu'elle. Et derrière leurs faux-semblants respectifs, ils se tuaient l'un l'autre, espérant chacun se faire tomber un peu plus bas.
J'étais orgueilleuse, j'étais narcissique, j'étais détestable, et je suis tombée bien bas. Pourtant si je suis encore là, c'est bien grâce à toi. Le problème c'est que tu es à la fois la personne qui me donne envie de sauter par ma fenêtre, et la personne qui me retient sur son rebord. Celui qui a écrit qu'il n'y avait qu'une fine barrière entre l'amour et la haine n'aurait jamais su mieux résumer mon "lui".


LE TEXTE EST DE MOI. DONC RESPECTEZ SVP.

# Posté le dimanche 22 novembre 2009 04:32

Modifié le dimanche 22 novembre 2009 04:44

« Je t'aime. Je t'aime encore plus que tout, encore plus de jour en jour, encore plus que la vie, la liberté et tout ce que le monde a à nous offrir. Je t'aime plus que mon "moi" propre. Tu m'as fait dépassé mon ego. Parce qu'aimer vraiment, c'est être narcissique pour deux, c'est être égoïste pour deux. »

« Je t'aime. Je t'aime encore plus que tout, encore plus de jour en jour, encore plus que la vie, la liberté et tout ce que le monde a à nous offrir. Je t'aime plus que mon "moi" propre. Tu m'as fait dépassé mon ego. Parce qu'aimer vraiment, c'est être narcissique pour deux, c'est être égoïste pour deux. »



Personne ne revient de ses rêves le même qu'avant cette tempête. Car, oui, c'est une tempête, une tempête de bonheur sur le moment, mais le retour à la vraie vie, la fin de l'utopie, c'est plutôt un ouragan... Détruites, les belles amitiés d'avant, les vraies, les seules qui au fond comptaient réellement, détruits les gens qu'on aime, détruits les simples plaisirs de l'époque où tous ces rêves étaient bien loin, détruite la personne qu'on était et que l'on voudrait redevenir, détruite et enfouie à tout jamais, peut-être même disparue du plus profond de notre âme... Alors c'est à ce moment-là que le cerlce vicieux recommence. On a perdu son rêve, on veut le reconquérir, en heurtant à chaque fois un peu plus de faux ennemis.

J'ai des rêves. J'en ai à la pelle, je me noierais bien dedans... Mais par dessus tout il y en a un seul ; il a le prénom d'une jeune fille, un prénom si tendre presqu'aussi doux que sa peau chaude au réveil. Il a le parfum d'un macaron au chocolat mangé dans un café Alsacien un jour de pluie, il a le goût un peu amer des séparations sur un quai de gare. Il peut paraître futil, minable, insignifiant, et pourtant il est chèr à mes yeux comme jamais rien ne l'a été. Il est sans doute petit à côté de la grandeur de ceux des autres, mais dans mon coeur il prend une place inégalable.
J'ai un rêve. Il a le prénom d'une jeune fille... Et peut importe les larmes des autres tant qu'elles ne sont pas dans ses yeux.



LE TEXTE EST DE MOI. DONC RESPECTEZ SVP.

# Posté le dimanche 11 octobre 2009 04:25

Modifié le dimanche 22 novembre 2009 04:45

Utopies d'adolescente.

Utopies d'adolescente.


Je veux vivre. Une vie pleine de passion. Une vie en ébullition. Une vie qui ressemble à une douche froide tous les matins, qui donne l'impression d'être toujours éveillé. Une vie vraiment vécue, à cent à l'heure, pour tout essayer. C'est cette vie-là que je veux, pas une vie de pleurs, d'angoisse, de stress, de "Je t'aime, moi non plus" à tout bout de champ. Non, je les ai en horreur ces vies-là. Ces vies où le samedi est le pire jour de la semaine, quand, seule chez toi, tu te prends à regarder par la fenêtre, deux amoureux qui marchent main dans la main, le rire au bout des lèvres, sans parapluie alors que dehors c'est le déluge. Ces vies où le bonheur n'est vécu que par procuration de celui des autres, où il est rêvé, effleuré, caressé, imaginé, mais jamais concrétisé à cause d'une peur infantile qui martèle le ventre. Je veux vivre dans l'urgence, dans le drame, la tragédie, dans les feux ardents d'une passion desructrice. Je veux vivre dans un Racine et mourir dans un Corneille pour avoir vraiment pu exister de toutes les façons possibles. Je ne veux pas mourir en ignorant ce qu'est la joie, la tristesse, l'amour, la passion, ni même le déchirement qui étreint un coeur délaissé. Je veux tout vivre du début à la fin, pour ne gâcher aucun des battements de coeur qu'il m'ait été donné. Je veux tout vivre pour ne rien regretter.



LE TEXTE EST DE MOI. DONC RESPECTEZ SVP.



Photo : elle est vieille, mais je l'aime trop pour ne pas la mettre. :)

# Posté le lundi 25 mai 2009 06:49

Modifié le lundi 26 octobre 2009 04:06